Comment les marques créent-elles des liens émotionnels avec leur audience ?
Les marques créent des liens émotionnels durables avec leur audience en activant plusieurs leviers complémentaires. Ce lien ne repose pas uniquement sur le produit, mais sur une construction globale de la relation. C’est pourquoi Numéro10 a développé Boost®, un outil qui permet de mesurer l’énergie d’une marque. L’outil analyse et quantifie l’énergie d’une marque selon 8 critères, c’est-à-dire sa capacité à créer de la désirabilité, de l’engagement et de la connexion émotionnelle. Il permet d’identifier avec précision les déséquilibres : une marque peut, par exemple, être forte en narration mais faible en implication, ou générer de l’affection sans réussir à déclencher de propagation. Cette lecture permet de : • Diagnostiquer les vrais freins à la connexion émotionnelle • Prioriser les leviers à activer • Aligner stratégie, création et activation • Mesurer l’impact des actions dans le temps En d’autres termes, Boost® transforme une approche souvent intuitive de l’émotion en une démarche structurée, mesurable et actionnable. Parmi ces 8 piliers, 5 sont essentiels afin de créer un lien émotionnel avec son audience : Affection, Narration, Implication, Identification et Propagation. 1. Affection L’affection correspond à la capacité d’une marque à susciter de la sympathie et de l’attachement. Cela passe par un ton juste, des valeurs humaines, et une cohérence dans les prises de parole. Une marque qui inspire confiance, qui montre de l’empathie ou qui partage des engagements sincères crée une base émotionnelle solide. 2. Narration La narration (ou storytelling) permet de donner du sens. Une marque ne vend pas seulement un produit, elle raconte une histoire : son origine, sa mission, ses combats, ses réussites. Cette mise en récit permet à l’audience de se projeter et de ressentir une connexion plus profonde qu’un simple acte d’achat. 3. Implication L’implication consiste à faire participer activement l’audience. Cela peut prendre la forme de co-création, d’interactions sur les réseaux sociaux, d’événements ou d’expériences participatives. Plus une personne est impliquée, plus elle développe un sentiment d’appartenance et d’engagement. 4. Identification L’identification est un levier central : l’audience doit pouvoir se reconnaître dans la marque. Cela passe par des valeurs partagées, une représentation authentique et une culture commune. Aujourd’hui, cette dimension est particulièrement forte chez la Gen Z, qui attend des marques qu’elles incarnent des communautés et des modes de vie. Cela implique aussi de développer des expériences IRL (in real life), événements, rencontres, activations physiques, qui renforcent le sentiment d’appartenance et donnent vie à la relation au-delà du digital. 5. Propagation Enfin, une relation émotionnelle forte incite naturellement au partage. La propagation correspond à la capacité des audiences à relayer spontanément la marque : recommandations, contenus générés par les utilisateurs, bouche-à-oreille. Une marque qui touche émotionnellement devient une marque que l’on défend et que l’on diffuse. En s’appuyant sur l’outil Boost® pour identifier ses forces et ses faiblesses, puis en activant ces 5 piliers clés, une marque peut dépasser la simple transaction pour construire une relation émotionnelle durable, engageante et amplifiée par son audience.
Comment savoir si je cible le bon public ?
Savoir si l’on cible le bon public ne repose plus uniquement sur des hypothèses ou des personas figés. Aujourd’hui, le digital permet d’adopter une approche beaucoup plus itérative, basée sur des tests et des learnings, où la donnée vient valider, ou invalider les intuitions. Grâce aux outils digitaux, il est possible de mettre en place des tests structurés et continus, qui permettent de transformer chaque campagne en terrain d’apprentissage. Concrètement, cela passe par plusieurs niveaux d’expérimentation : • A/B testing créatif : comparer différentes accroches, visuels, formats ou tonalités pour identifier ce qui capte réellement l’attention. • Tests de messages : rationnel vs émotionnel, bénéfice produit vs storytelling, preuve vs inspiration. • Tests d’audiences : segments larges vs niches, centres d’intérêt, comportements, lookalikes • Tests de formats et de canaux : vidéo courte vs statique, social vs display, organique vs paid L’objectif n’est pas seulement de trouver « ce qui marche », mais de comprendre pourquoi cela fonctionne. Creative is the new targeting En parallèle, une évolution majeure des stratégies marketing aujourd’hui est résumée par l’idée que « Creative is the new targeting ». Des solutions comme Advantage+ (Meta) permettent d’automatiser une grande partie du ciblage en s’appuyant sur les signaux comportementaux et les performances en temps réel. Dans ce contexte, le rôle des marques évolue : il ne s’agit plus de définir précisément une audience en amont, mais de nourrir l’algorithme avec une grande diversité d’assets créatifs. Concrètement : • on produit des visuels, vidéos et messages variés (angles, styles, formats) • on élargit volontairement le ciblage • et on laisse l’IA identifier et optimiser la diffusion vers les audiences les plus réceptives L’IA va alors : • tester les combinaisons créatives à grande échelle • identifier les segments d’audience les plus performants • optimiser en continu la diffusion Ainsi, la création devient non seulement un levier d’expression, mais aussi un input stratégique pour guider l’algorithme. Aujourd’hui, bien cibler ne signifie plus « choisir la bonne audience » dès le départ, mais créer les conditions pour que la bonne audience émerge.
Comment le marketing d’influence peut-il compléter mes actions marketing existantes ?
Le marketing d’influence ne remplace pas les actions marketing existantes : il les amplifie, les crédibilise et les rend plus incarnées. Aujourd’hui, l’influence ne doit plus être pensée comme une action isolée, mais comme un levier transverse qui vient enrichir les contenus de marque, notamment les créations publicitaires, à tous les niveaux du funnel. Le marketing d’influence permet d’apporter une dimension humaine et authentique aux créations, ce qui le rend particulièrement efficace tout au long du tunnel de conversion : • Notoriété : Les créateurs permettent de toucher de nouvelles audiences via des contenus engageants et natifs aux plateformes. Ils rendent la marque plus visible et surtout plus crédible dès le premier contact. • Considération : Les contenus d’influence (reviews, démonstrations, storytelling) viennent nourrir la réflexion. Ils apportent des preuves sociales et aident à projeter l’usage du produit. • Conversion : Les recommandations d’influenceurs, perçues comme plus authentiques, peuvent lever les derniers freins à l’achat et renforcer la confiance. • Fidélisation : L’influence joue également un rôle clé après l’achat. En activant des créateurs sur le long terme, les marques entretiennent la relation, renforcent le sentiment d’appartenance et transforment les clients en ambassadeurs. Ainsi, l’influence ne sert pas uniquement à « faire parler », mais à accompagner le consommateur tout au long de son parcours. Le marketing d’influence est particulièrement pertinent lorsque la marque cherche à : • Gagner en crédibilité (s’appuyer sur une voix tierce plutôt que sur un discours de marque) • Accélérer sa notoriété auprès de nouvelles audiences • Créer de la préférence de marque grâce à des contenus plus authentiques • Humaniser son discours et sortir d’une communication trop « corporate » • Générer de l’engagement et nourrir une communauté C’est donc un levier clé dès qu’il s’agit de créer de la confiance et de la proximité. Mais lorsque l’on parle d’influenceur, de qui parle-t-on vraiment ? Le terme « influenceur » recouvre aujourd’hui plusieurs réalités complémentaires : • Créateur de contenu : il produit des formats (vidéo, photo, texte) qui captent l’attention et maîtrisent les codes des plateformes • Leader d’opinion : il est reconnu pour son expertise ou son point de vue dans un domaine spécifique • Influenceur au sens strict : il a la capacité d’impacter les comportements, les perceptions ou les décisions d’achat de son audience Intégré intelligemment, le marketing d’influence devient bien plus qu’un levier d’acquisition : c’est un outil stratégique qui renforce les créations, accompagne le funnel et nourrit la relation dans le temps.
Quelles sont les erreurs marketing les plus courantes commises par les entreprises en Suisse ?
Même dans un marché aussi structuré et exigeant que la Suisse, de nombreuses entreprises commettent encore des erreurs marketing fondamentales qui freinent leur croissance. Voici les plus fréquentes : 1. Un ciblage trop large et des créas qui ne parle pas à tout le monde Beaucoup d’entreprises font une erreur fréquente : elles définissent une cible trop large, tout en pensant que leurs messages vont naturellement parler à tout le monde. Résultat : des campagnes peu performantes, car les créations restent trop génériques et ne résonnent réellement avec personne. Aujourd’hui, l’approche la plus efficace repose sur un principe simple : « creative is the new targeting ». Plutôt que de vouloir absolument définir une audience parfaite, il est souvent plus pertinent de s’adresser à une audience large, avec plusieurs messages créatifs, spécifiques et différenciants. Grâce à l’IA, ce sont les créations publicitaires elles-mêmes qui font le tri. Les différents messages vont naturellement capter l’attention des bonnes personnes. Les algorithmes (notamment sur Meta) sont désormais suffisamment puissants pour identifier et optimiser la diffusion auprès des audiences les plus réceptives. Ils s’appuient bien davantage sur la performance des créas que sur des critères de ciblage trop restrictifs. En résumé : ce n’est plus le ciblage qui fait la performance, mais la capacité de vos créas à parler juste. 2. Une mauvaise maîtrise du tunnel de conversion et des objectifs mal définis Une autre erreur fréquente consiste à ne pas comprendre précisément comment les prospects évoluent dans le parcours d’achat. Un tunnel de conversion mal maîtrisé conduit presque toujours à un autre problème : des objectifs de communication flous ou mal définis. Quand les étapes du parcours ne sont pas clairement identifiées, les campagnes deviennent incohérentes. Beaucoup d’entreprises lancent alors des campagnes avec des objectifs trop vagues, sans lien direct avec une étape précise du tunnel. Or, un marketing efficace repose sur une lecture claire des différentes phases du tunnel de conversion : • la notoriété • la considération • la conversion • la fidélisation Chaque étape doit avoir ses propres objectifs, précis et mesurables (génération de leads, taux de conversion, notoriété ciblée, etc.). En résumé, les erreurs marketing les plus courantes en Suisse ne sont pas technologiques, mais bien stratégiques. Beaucoup d’entreprises cherchent à toucher tout le monde avec des messages trop génériques, alors que la vraie performance repose aujourd’hui sur le principe du « creative is the new targeting »: des créas fortes, qui ciblent les bonnes personnes. À cela s’ajoute souvent une mauvaise maîtrise du tunnel de conversion, qui entraîne des objectifs flous ou mal définis. Sans une vision claire des différentes étapes du parcours (aquisition, considération, conversion, fidélisation), les campagnes manquent de cohérence et deviennent difficiles à piloter.
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